Menu guide
- Informer les patients
- Attention drogue dure !
- Y aller maintenant ou plus tard ?
- Problème de la pilosité
- Les anciens procédés
- L'épilation électrique
- Les effets secondaires des procédés traditionnels.
- Laser médical d'épilation
- Choisir la bonne cible
- Pas de bricolage !
- Indications - contre Indications
- Protéger la peau de la chaleur
- Gros plan sur les effets de la chaleur du laser
- Rythme des séances: comprendre le cycle du poil
- Quel laser choisir ?
- Aperçu technique
- Evolution des techniques
- Conclusion
Séance type
Les quelques illustrations qui suivent vont nous permettre d’effectuer un petit reportage sur la façon dont se déroule une séance. Voici le cas d’un homme âgé de 30 ans, qui présente une peau de type II (peau claire, qui bronze difficilement). Notre patient en a assez de subir l’irritation du rasoir et la douleur des poils incarnés, il désire que nous le débarrassions de sa barbe sur le cou et les joues, tout en lui laissant son bouc.
![]() |
La pilosité est de type blonde à rousse, ce qui va poser quelques difficultés techniques. En effet, chez ces sujets, le poil ne contient pas d’eumélanine, mais plutôt de la phémélanine qui absobre moins bien le faisceau laser. Par suite, la chaleur libérée au niveau du bulbe étant moins importante qu’avec un poil bien noir, il faudra des séances supplémentaires pour obtenir un résultat impeccable. Nous voyons sur la première image avant traitement que les poils sont relativement fins.
De ces premières constatations vont découler les choix des paramètres pour la conduite du tir laser. Un poil fin se refroidit plus vite qu’un gros poil, et comme la coloration de la pilosité est claire il faudra faire chauffer les bulbes au maximum en un minimum de temps. Le choix du temps de pulse sera donc de 5 ms. En d’autres termes toute l’énergie lumineuse du laser sera transmise en un flash extrêmement bref de sorte qu’on touche au maximum toutes les cibles sans leur laisser la moindre chance de refroidir et créer des lésions irréversibles sur les structures régénératrices du poil.
La zone à traitée ayant été rasée, on peut voir ici l’embout du laser : le faisceau lumineux est émis par l’ouverture supérieure tandis que l’air froid est soufflé par la petite ouverture en dessous. On peut remarquer une petite dépression de la peau là où souffle l’air, ce qui témoigne de la puissance du jet.
|
|
Malgré toutes ces précautions techniques, nous savons que le réglage des paramètres du tir sera néanmoins agressif pour la peau à qui on laisse moins de temps pour refroidir malgré l’air froid à –60° soufflé dessus en permanence avant, pendant et après le tir.
De la sorte nous pouvons à tout le moins limiter la survenue des brûlures et en enrayer la plupart avant même qu’elles ne se déclarent si tel était le cas. L’érythème et les papules qui surviennent dans les suites immédiates du traitement réjouissent le lasériste car elles sont le garant de l’efficacité du tir. On aperçoit clairement que la peau ne présente pas de signes de brûlures.
|
|
Les papules disparaîtront en une trentaine de minutes, la rougeur résiduelle mettra environ 2 à 3 heures pour disparaître.
Voici le résultat environ quatre mois après la troisième séance. Notre patient ne se rase plus que très occasionnellement, le rasage n’est plus suivi du moindre symptôme désagréable ni d’irritation.

| < Précédent | Suivant > |
|---|












