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En médecine homœopathique
Nous serons conduits ici à formuler certaines hypothèses, qui, bien que non étayées sur le plan scientifique, sont en tout cas bien commodes pour tenter d'expliquer les phénomènes observés. Toutes ces hypothèses demeureront tant que les physiciens ne nous auront pas éclairés sur la nature du médicament homœopathique.
Le sujet en bonne santé
Hahnemann, malgré sa répulsion pour toute théorie en médecine, admet (Organon §9) que "dans l'état de santé, l'énergie vitale immatérielle - dynamis - animant la partie matérielle du corps humain, règne de façon absolue". (§11) "Seul le principe vital, après avoir été désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son dérèglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est à dire par des symptômes morbides (manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin)".
Tout se passe comme si l’organisme était maintenu dans un état de bon fonctionnement par une "force non matérielle", au sens physique du terme, qui gouverne les organes jusqu’à la moindre cellule dans un fonctionnement harmonieux.
Chez le malade
Lorsque la force dynamique est déréglée, cela provoque en périphérie des changements matériels perceptibles qui peuvent n'être au début que des symptômes ressentis par le patient, puis des modifications chimiques dosables en laboratoire, ou encore des signes objectifs notables à l'examen clinique.
Hahnemann ajoute (§7) "c'est donc l'ensemble des symptômes, dont l'image extérieure est l'expression de l'essence de la maladie, c'est à dire de l'énergie vitale désaccordée, c'est cette intégralité des symptômes qui doit être la principale ou la seule voie par laquelle la maladie nous permet de trouver le remède nécessaire, la seule qui puisse en déterminer le choix le mieux approprié".
L'universalité des symptômes est le reflet du dérèglement interne soit naturel, soit à la suite de la prise d’une drogue. L’avantage de ce raisonnement indirect est que nous n’avons pas besoin de connaître la nature de ce dérèglement, qui nous échappe de toute façon. La Loi de Similitude montre alors que deux dérèglements qui se ressemblent dans leurs manifestations se détruisent mutuellement. La maladie naturelle est guérie par la maladie artificielle du médicament qui lui ressemble
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