Menu Homeo
La loi des Semblables : principe d'individualisation
Pressentie seulement par Hippocrate, cette loi naturelle a été formulée pour la première fois par Hahnemann, qui la déduisit expérimentalement par l'observation et qu'il confirma par l'expérience clinique au chevet du malade. A ce titre, et bien avant le grand physiologiste Claude Bernard, Hahnemann sera aussi le premier dans l’histoire de la médecine à baser la médecine sur l’expérimentation (même si ce fait est honteusement occulté dans la plupart des ouvrages classiques) et non plus sur des hypothèses vagues et des théories fumeuses en vogue à son époque.
On peut formuler cette loi comme suit : toute substance est capable de dérégler un sujet sain et sensible. Ce dérèglement se traduit par un ensemble de symptômes qui le caractérisent. Cette même substance sera alors capable de guérir un malade qui présente ces mêmes symptômes.
Cette grande loi est restée méconnue encore actuellement : l’intoxication à l’aspirine provoque fièvre et douleurs articulaires intenses, la cortisone provoque de l’eczéma, etc.
Les principes découverts par Hahnemann sont universels, ils régissent la prescription de toute substance active dans l’organisme, qu’elle soit brute ou dynamisée, d’origine végétale, minérale, animale, ou synthétique. Celle-ci perturbera le fonctionnement de l’organisme dans son ensemble et il y aura guérison si et seulement si la maladie artificielle du médicament ressemble à la maladie naturelle du malade. Seul le degré de ressemblance entre le médicament et la maladie naturelle permet d’escompter une guérison (c’est ce que nous appelons l’homéopathicité).
La démarche de l’homéopathe ressemble assez à celle du ramasseur de champignons : il faut connaître le maximum d’espèces et leurs caractéristiques sur le bout des doigts. A première vue, tel champignon peut rappeler celui qu’on connaît le plus, mais en regardant de plus près la forme des lamelles, la couleur des spores, ou telle autre nuance de goût et d’odeur, on s’aperçoit qu’on a devant soi une autre espèce. Pour traiter par les semblables, le médecin est obligé d’étudier à fond les tableaux artificiels créés par les drogues (il y en a environ mille des plus courantes) mais aussi d’analyser dans leurs moindres détails les symptômes du malade, c’est ce qu’on appelle l’individualisation.
Cette réalité est diamétralement opposée à la façon de traiter de la médecine classique qui s’entête jusqu’à présent à ignorer que tous les individus malades sont dissemblables et ne peuvent ni tomber malades de la même façon, ni bénéficier du même traitement. Ce n’est que tout récemment -les grands laboratoires envisageant une nouvelle source de profit- que l’on commence à parler de « médecine personnalisée » : en fonction de la cartographie de notre génome on sera censé prédire l’intolérance à telle ou telle drogue et donc orienter mieux le traitement classique et sa tolérance. Aux yeux d’un homéopathe habitué à se servir de son seul intellect et de sa faculté d’observation il semble vraiment que la montagne accouchera encore une fois à grand frais… d’une souris.
| < Précédent | Suivant > |
|---|









