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La dose dynamisée : origine dynamique des maladies
L'expérience enseignera très vite à Hahnemann que le patient est hypersensible au médicament indiqué et réagit souvent violemment à son administration. L’homéopathie cherche à donner le minimum nécessaire, la médecine classique le maximum supportable (Dr. P. Schmidt).
Aussi, Hahnemann va jouer sur la quantité pour tenter d’éviter ces réactions. Il diluera d’abord au dixième, puis au centième, puis au cinquante millième. Lui qui est un chimiste distingué (il a échangé des travaux avec Lavoisier) écrira "l'expérience montre que même des dilutions inconcevablement élevées contiennent toujours assez de principe actif pour causer une aggravation initiale perceptible suivie de l'effet curatif".
Il baptisera dynamisation le processus qui consiste à secouer vivement et diluer progressivement les substances, leur faisant ainsi acquérir de nouvelles propriétés. Paradoxalement, l'action du médicament devient d'autant plus rapide, profonde et durable dans l'organisme, que la dynamisation est élevée.
La seule façon de rendre compte des observation répétées maintenant depuis deux siècle par les praticiens du monde entier nous amène à formuler, comme Hahnemann l’a fait en tant que médecin vitaliste, que « l’origine des phénomènes désagréables que nous nommons maladies ne repose que sur le « désaccordement » de la force vitale ». En d’autres termes la matière brute subit lors de la préparation homéopathique une transformation qui lui donne des propriétés touchant probablement au domaine vibratoire. Seul un médicament dynamique sera capable d’affecter la force vitale dont le dérèglement est à la source des maladies. L’homéopathie nous démontre que l’action des drogues chimiques ne sera au mieux que palliative.
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