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Mais avec ces dilutions effarantes, reste-t-il des traces de médicament ?
Les détracteurs de l'homœopathie sourient en arguant du fait qu'au delà de la 12ème dilution centésimale, il ne peut être question de présence de molécules de la substance brute, et que par conséquent l'homœopathie se réduit à un simple effet placebo.
Rappelons d'abord que les scientifiques du début du siècle avaient démontré que le plus lourd que l'air ne pourrait jamais voler, que l'être humain ne supporterait en aucun cas des vitesses supérieures à 60 km/h, etc.... Ce n'est donc pas parce que la science actuelle est incapable d'expliquer un phénomène que celui-ci n'existe pas.
Lorsqu'on est confronté aux malades, la pratique quotidienne montre indiscutablement que les hautes dilutions sont actives, et même très actives (même si, comme lors de toute relation médecin-malade, il peut y avoir parfois des réponses placebo). Seules les personnes n'ayant jeté qu'un regard superficiel sur la question peuvent encore parler d'effet placebo.
De toutes façons, si l'on admet que les préparations homœopathiques ont une activité, il est évident que celle-ci ne relève pas d'une présence chimique mais bien de propriétés physiques particulières dont la nature reste à élucider.
Les premiers travaux de Benveniste sur la "mémoire de l’eau" on suscité bien des réactions, souvent indignes de l’esprit scientifique. Comme le démontre Michel Schiff dans "Un cas de censure dans la science", ces travaux ont été systématiquement dénigrés. On a ainsi assisté à des simulacres de reproduction qui visaient à ne surtout pas observer les effets décrits par Benveniste en se gardant bien de ne pas reproduire sa méthodologie... Depuis peu, une seconde série de travaux sur des cœurs de cobayes semble confirmer ces premières recherches, et étaye la nature électromagnétique des préparations homœopathiques.
L’avenir nous promet des découvertes passionnantes et de quoi occuper des générations de chercheurs...
Vos médicaments sont-ils naturels ?
Le remède homœopathique est dilué et dynamisé jusqu'à obtenir une solution aux propriétés nouvelles n'ayant rien à voir avec les molécules du constituant de base : on ne peut donc pas dire qu'il soit "naturel", au sens où la plupart des gens l'entendent.
Beaucoup estiment par exemple qu'il est plus naturel de se soigner par des plantes qu'avec des médicaments chimiques de la pharmacopée classique. C'est probablement une erreur pour plusieurs raisons. La première est que fondamentalement la phytothérapie ne diverge en rien de l'allopathie puisqu'on fait absorber au malade une drogue qui, par son action toxique dans l'organisme, est susceptible de soulager certains symptômes. La seconde est que dans ces conditions mieux vaut avaler un produit dont l'action pharmacologique ait été correctement étudiée, plutôt que des extraits de plantes contenant des douzaines de substances différentes, aux propriétés souvent mal connues.
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