PEELING LASER GENEVE HOMEOPATHIE CLASSIQUE GENEVE
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L'ESSENTIEL

L'homéopathie a été largement galvaudée d'une part à cause de la simplification qu'ont voulu y apporter certains laboratoires pour la rendre plus "accessible" à un plus grand nombre de praticiens. D'autre part, elle heurte les intérêts de grandes firmes de l'industrie chimique qui font tout pour la faire disparaître.

On reconnaît facilement un homéopathe à sa prescription qui ne doit comporter qu'un seul médicament à la fois, celui qui correspond à la synthèse du cas et recouvre l'ensemble des symptomes. Ce principe de base est hélas fort peu observé et explique les échecs essuyés par certains patients déçus mais qui n'ont en réalité jamais consulté de médecin homéopathe.

UN SITE ENGAGE

Vous trouverez ici l'essentiel à connaître sur cette médecine du futur. Pour plus d'information, visitez le grand site Planète-Homéo, consacré à l'homéopathie pour le grand public et les médecins depuis 1996.

Nous pensons fermement que la révolution n'a jamais été faite dans le domaine de la médecine où règne encore la très antique idée de soigner par les contraires.

Vous l'aurez remarqué, le CMH est un site militant pour la médecine du futur, un centre d'enseignement où viennent en stage des médecins de différents pays, et aussi un moyen de développer l'homéopathie dans les pays laissés pour compte.

Depuis les plus grandes structures

De l'Univers

HOMEOPATHIE GENEVE

Jusqu'aux plus infimes comme les virus

Tout obéit à des lois que la médecine classique persiste à ignorer

HOMEOPATHIE GENEVE

Le Dr. Samuel Hahnemann a passé une vie de recherche

A explorer les lois qui régissent la maladie et la guérison

HOMEOPATHIE GENEVE

Son ouvrage de référence, L'Organon de la Médecine Rationnelle

Continue de nous étonner à 150 ans de distance...

HOMEOPATHIE GENEVE

L'homéopathie ne consiste pas à prescrire des granules

Là où tout le monde se soigne avec des pilules et autres piqûres

HOMEOPATHIE GENEVE

L'homéopathie refonde la médecine sur des principes

Et démontre que des lois intangibles régissent tout traitement

HOMEOPATHIE HANEMANN ORGANON ARICLE 1 GENEVE

 

 

HOMEOPATHIE HAHNEMANN GENEVE

Hahnemann incarne pour nous les valeurs de la médecine

Basée sur la morale, la probité et l'intelligence

HOMEOPATHIE HAHNEMANN GENEVE

L'homéopathie c'est quoi?

L'homéopathie

n'est pas une médecine lente ;

n'est pas une médecine qui ne convient qu'aux enfants ou aux petits bobos ;

n'est pas une médecine qui soigne le "mal par le mal" ;

n'est pas une médecine qui soigne par les plantes ;

n'est pas une panacée.

 

Mais alors qu'est ce que l'Homéopathie ?

L'Homéopathie est une découverte d'un médecin allemand de la fin du 18ème siècle : Samuel Hahnemann, et qui définit un ensemble de lois et de méthodes pour rationaliser la prescription des médicaments. Il publie en 1810 la première édition de son ouvrage, l'Organon de l'art de guérir, dans lequel il décrit ce qu'il nomme la méthode homéopathique qu'il oppose à l'ancienne médecine qu'il qualifie d'allopathique car son principe se base (encore) sur l'anti, le contre. L'Homéopathie repose sur quatre points cardinaux que le praticien doit observer afin d’obtenir les meilleurs résultats :

1 La loi des Semblables (individualisation)

2 Dose unique (perception du malade en tant qu'entité globale).

3 Dose dynamisée (origine dynamique des maladies).

4 Quantité minimale (action primaire du médicament et réaction de la force vitale).

1 La loi des Semblables : principe d'individualisation

Pressentie seulement par Hippocrate, cette loi naturelle a été formulée pour la première fois par Hahnemann, qui la déduisit expérimentalement par l'observation et qu'il confirma par l'expérience clinique au chevet du malade. A ce titre, et bien avant le grand physiologiste Claude Bernard, Hahnemann sera aussi le premier dans l’histoire de la médecine à baser la médecine sur l’expérimentation (même si ce fait est honteusement occulté dans la plupart des ouvrages classiques) et non plus sur des hypothèses vagues et des théories fumeuses en vogue à son époque.

On peut formuler cette loi comme suit : toute substance est capable de dérégler un sujet sain et sensible. Ce dérèglement se traduit par un ensemble de symptômes qui le caractérisent. Cette même substance sera alors capable de guérir un malade qui présente ces mêmes symptômes.

Cette grande loi est restée méconnue encore actuellement : l’intoxication à l’aspirine provoque fièvre et douleurs articulaires intenses, la cortisone provoque de l’eczéma, etc.

Les principes découverts par Hahnemann sont universels, ils régissent la prescription de toute substance active dans l’organisme, qu’elle soit brute ou dynamisée, d’origine végétale, minérale, animale, ou synthétique. Celle-ci perturbera le fonctionnement de l’organisme dans son ensemble et il y aura guérison si et seulement si la maladie artificielle du médicament ressemble à la maladie naturelle du malade. Seul le degré de ressemblance entre le médicament et la maladie naturelle permet d’escompter une guérison (c’est ce que nous appelons l’homéopathicité).

La démarche de l’homéopathe ressemble assez à celle du ramasseur de champignons : il faut connaître le maximum d’espèces et leurs caractéristiques sur le bout des doigts. A première vue, tel champignon peut rappeler celui qu’on connaît le plus, mais en regardant de plus près la forme des lamelles, la couleur des spores, ou telle autre nuance de goût et d’odeur, on s’aperçoit qu’on a devant soi une autre espèce. Pour traiter par les semblables, le médecin est obligé d’étudier à fond les tableaux artificiels créés par les drogues (il y en a environ mille des plus courantes) mais aussi d’analyser dans leurs moindres détails les symptômes du malade, c’est ce qu’on appelle l’individualisation.

Cette réalité est diamétralement opposée à la façon de traiter de la médecine classique qui s’entête jusqu’à présent à ignorer que tous les individus malades sont dissemblables et ne peuvent ni tomber malades de la même façon, ni bénéficier du même traitement. Ce n’est que tout récemment -les grands laboratoires envisageant une nouvelle source de profit- que l’on commence à parler de « médecine personnalisée » : en fonction de la cartographie de notre génome on sera censé prédire l’intolérance à telle ou telle drogue et donc orienter mieux le traitement classique et sa tolérance. Aux yeux d’un homéopathe habitué à se servir de son seul intellect et de sa faculté d’observation il semble vraiment que la montagne accouchera encore une fois à grand frais… d’une souris.

 

2 La dose unique : perception du malade en tant qu'entité globale

Hahnemann utilisa la Loi des semblables pour soigner les affections aiguës avec des réussites retentissantes qui suscitèrent très vite les pires jalousies du monde médical de l’époque et une véritable haine de la part des apothicaires qui s’estimaient grugés. Scarlatine, pneumonie, choléra, toutes ces affections que redoutaient ses contemporains furent soignées avec succès et virent leur mortalité extrêmement réduite.

Malgré la volonté certaine d’effacer l’Histoire, on pourrait exhumer bien des statistiques de l’époque qui montrent surabondamment la supériorité du traitement homéopathique. Par exemple, les archives de l’armée française pourraient révéler comment les médecins homéopathes ont sauvé la plupart des soldats atteints de dysenterie devant le siège de Sébastopol, permettant ainsi de gagner la bataille. Des milliers de villes américaines gardent les statistiques qui montrent comment l’homéopathie réduisait presque à zéro la mortalité de la fièvre jaune, de la diphtérie, ou du choléra. Pour la pneumonie, la médecine classique de l’époque dénombrait 30 à 34 % de mortalité alors que les hôpitaux homéopathiques en déploraient de 0,3 à 0,7 % avec le même recrutement... etc.

Cependant Hahnemann déchanta bientôt face à certains échecs : chez les malades souffrant de maladies chroniques, l'homéopathie parvenait à guérir un premier accès aigu, fonctionnait moins bien lors d'une récidive, et échouait souvent par la suite. En somme, le remède similaire aux symptômes de la crise permet de soulager celle-ci, mais l'affection chronique demeure toujours : le malade n'est pas guéri même si l’on soulage les organes les uns après les autres.

Alors, pendant près de 12 ans, Hahnemann va étudier tous ses échecs, pour arriver à la conclusion suivante : la Loi des semblables n'est pas en cause puisque universelle et "marchant" bien pour les cas non chroniques; le problème vient donc de ce que le remède aigu n'est similaire qu'à une partie de la maladie à traiter, c'est à dire similaire au groupe de symptômes qui ne s'expriment que lors d'un "réchauffement" de la maladie chronique, groupe qui ne représente que "la partie émergée de l'iceberg".

Dans le traitement des affections chroniques, il faut rechercher le remède similaire aux symptômes du malade en dehors d'une crise, et ne tenir que partiellement compte de l'expression aiguë de la maladie (bien qu’il existe toujours une corrélation entre un remède aigu et le médicament chronique qui est « dessous »). C’est pour cela que l’homéopathe vous interroge sur de nombreux points qui vous semblent n’avoir rien à voir avec ce dont vous vous plaignez. C’est aussi à cause de cela que votre médecin ne vous donne qu’un seul médicament à la fois : celui qui correspond à l’expression du dérèglement général (voir plus bas « Les maladies et leur traitement »). Il n’existe jamais un organe déréglé : en fait les symptômes à un endroit donné ne représentent que l’expression locale d’un dérèglement général dont l’homéopathe doit faire la synthèse.

 

3 La dose dynamisée : origine dynamique des maladies

L'expérience enseignera très vite à Hahnemann que le patient est hypersensible au médicament indiqué et réagit souvent violemment à son administration. L’homéopathie cherche à donner le minimum nécessaire, la médecine classique le maximum supportable (Dr. P. Schmidt).

Aussi, Hahnemann va jouer sur la quantité pour tenter d’éviter ces réactions. Il diluera d’abord au dixième, puis au centième, puis au cinquante millième. Lui qui est un chimiste distingué (il a échangé des travaux avec Lavoisier) écrira "l'expérience montre que même des dilutions inconcevablement élevées contiennent toujours assez de principe actif pour causer une aggravation initiale perceptible suivie de l'effet curatif".

Il baptisera dynamisation le processus qui consiste à secouer vivement et diluer progressivement les substances, leur faisant ainsi acquérir de nouvelles propriétés. Paradoxalement, l'action du médicament devient d'autant plus rapide, profonde et durable dans l'organisme, que la dynamisation est élevée.

La seule façon de rendre compte des observation répétées maintenant depuis deux siècle par les praticiens du monde entier nous amène à formuler, comme Hahnemann l’a fait en tant que médecin vitaliste, que « l’origine des phénomènes désagréables que nous nommons maladies ne repose que sur le « désaccordement » de la force vitale ». En d’autres termes la matière brute subit lors de la préparation homéopathique une transformation qui lui donne des propriétés touchant probablement au domaine vibratoire. Seul un médicament dynamique sera capable d’affecter la force vitale dont le dérèglement est à la source des maladies. L’homéopathie nous démontre que l’action des drogues chimiques ne sera au mieux que palliative.

 

4 La dose minimale : action primaire du médicament et réaction de la force vitale

Hahnemann a passé sa vie entière à essayer de circonvenir le phénomène de l'aggravation homéopathique afin d’obtenir des résultats en accord avec le but de l'Organon qui vise "une restauration rapide, douce et permanente de la santé". L'aggravation provient d'un excès de l'action primaire du médicament qui subjugue alors la force vitale sans lui permettre de développer une réaction à la sollicitation initiale du médicalement. L’obsession de Hahnemann pour éviter l’aggravation n’était pas seulement liée à une question de confort du malade, mais avant tout parce que la guérison ne dépend que des effets secondaires du médicament sous le contrôle de la force vitale et ne passe aucunement par l'action primaire du remède.

L'aggravation n'est pas quelque chose que l'on doit rechercher, mais bien au contraire c'est un phénomène que l'on doit savoir contrôler et éviter alors que la plupart des praticiens (et des malades) croient encore que les aggravations sont nécessaires dans un traitement homéopathique. A l’époque où je ne savais pas prescrire autrement qu’en dose sèche je cherchais à limiter l’aggravation de mon mieux en ne donnant aux patients que quelques petits globules de la dose. Au bout de nombreuses années de pratique j'ai pu mesurer les limites de la dose sèche, et déplorer cette activité incontrôlée du remède, véritable explosion que nous ne pouvions ni prédire ni juguler. En outre la dose sèche présente l’inconvénient d’être inerte : même si on la secoue, elle délivre toujours le même signal, et de ce fait l’organisme réagit mal à la répétition tant que l’effet de la sollicitation précédente n’est pas encore épuisé. De ce fait, la dose sèche ne permet pas de renouveler le médicament aussi souvent qu’on le voudrait sous peine de provoquer encore des aggravations.

La solution, c’est le cas de le dire, a été découverte par Hahnemann : c’est la posologie liquide. On dilue la puissance pharmacodynamique de 2 globules dans 250 ml d’eau. Summum du raffinement dans la technique homéopathique, on peut adapter la puissance du traitement à la sensibilité du patient en jouant sur la dynamisation (plus on fait des secousses plus cela active la préparation) et sur la  quantité de substance active (en fonction du nombre de cuillers administrées). Pratiquée par moins d’une centaine de médecins dans le monde, la mise en pratique de la dose liquide a demandé des années de recherches et d’expérimentation à mes étudiants et moi même. Nous avons été chercher dans les archives stockées à Stuttgart les notes de Hahnemann afin d’étudier sa pratique à Paris. Ces efforts nous permettent aujourd’hui de faire bénéficier aux patients de traitements qui doivent agir vite, nettement et durablement.

 

Vos médicaments sont fabriqués à base de quoi ?

Parmi les nombreux médicaments qui composent notre pharmacopée, beaucoup sont préparés à partir de macérats de plantes, comme Belladona, Aconit, Bryonia, etc. qui sont des substances qu’employait la médecine officielle de l’époque. Cependant, la plupart de ces médicaments ont une action courte, peu profonde dans l'organisme, et conviennent volontiers aux états aigus.
Les remèdes minéraux, chimiques, organiques, ou métalliques tels que Sulfur, Kalium carbonicum, Ambra grisea, Phosphorus (respectivement: le soufre, le carbonate de potassium, l'ambre grise, le phosphore), ont une action bien plus puissante et durable pour éradiquer une maladie chronique.
D'une manière générale, toute substance dynamisée selon le mode de préparation homœopathique, et administrée de façon répétée à des sujets sains réceptifs, peut provoquer des symptômes. Cette substance devient un médicament utilisable lorsqu'on connaît l'ensemble des symptômes qu'elle peut provoquer.
Ainsi, des substances parfaitement inertes à l'état brut comme le vulgaire sel de cuisine, le charbon, la silice, s'avèrent être, une fois dynamisés, de précieux médicaments. C'est là encore une importante découverte de Hahnemann.

 

Combien de temps les médicaments se conservent-ils ?

La préparation homœopathique transforme profondément la matière, de telle sorte que la dynamisation devient quasi inaltérable. Cependant les odeurs aromatiques, vapeurs d'essence ou de parfum, la chaleur intense, inactivent le médicament. Le support physique du médicament, c'est à dire les granules ou globules de sucre peut se dégrader avec le temps. Conservez vos doses à l'abri de la lumière et de l'humidité.
En pratique, un tube tel qu'on l'achète en pharmacie peut se conserver un temps non déterminé, bien qu'une date de péremption figure sur l'étiquette. J'ai utilisé des préparations datant des années 1910, toujours parfaitement efficaces...

 

Comment les médicaments sont-ils préparés ?

Il existe de multiples manières de fabriquer les médicaments homœopathiques.

Préparation centésimale

Pour les substances liquides : on prend 1 part de teinture mère brute, que l'on verse dans 99 parts d'alcool pur. On agite ensuite fortement la solution pour la dynamiser. La quantité théorique de belladone vient être divisée par cent : il s'agit de la première dilution centésimale hahnemanienne (1 CH).

Il suffit par exemple de réaliser encore 29 fois la même opération pour obtenir une 30 CH.
Les substances solides ou non solubles sont mixées dans 99 parts de lactose, et triturées finement pendant plusieurs heures.

Cette agitation est indispensable à l'obtention du remède. C'est ce qu'Hahnemann appelle la dynamisation. Une simple dilution de la teinture mère n'aboutit pas à une préparation médicamenteuse: si l'on verse de la belladone brute à Genève, l'eau à Marseille ne deviendra pas une préparation active de Belladona ...

A partir de 3 CH, la substance devenant soluble, on passe en solution alcoolique, comme pour les teintures mères. La dose liquide remet à l’honneur les centésimales qui conviennent bien aux personnes trop sensibles qui supportent mal les LM. Je les emploie aussi volontiers en aigu.

Préparation korsakovienne

La préparation hahnemannienne se prête mal à la fabrication de très hautes dilutions, pour la bonne raison qu'il faut rapidement un nombre considérable de flacons, et ce pour chaque remède.

Aussi un médecin russe du nom de Korsakoff mit au point la méthode qui porte son nom : au lieu de changer de flacon à chaque étape de dynamisation, il suffit de le vider pour le remplir à nouveau de solvant. Cette méthode sacrifie la précision au pratique, mais actuellement des appareils modernes permettent l'obtention de préparations parfaitement reproductibles.

Préparations de type Kent

Ce sont les doses que j’utilise le plus souvent : la substance de départ est une 30 CH du médicament que l’on "monte" ensuite en Korsakoff. Ainsi, on profitait à la fois des propriétés des centésimales et des dilutions en flacon unique. En général ces doses présentent une activité encore bien supérieure par rapport aux préparations K habituelles. J’ai été l’un des spécialistes en France de ce type de doses. A l’époque où je ne connaissais que la dose sèche, seules de très hautes dynamisations permettaient d’obtenir des résultats probants, mais au prix d’aggravations parfois violentes. Aujourd'hui, la maîtrise de la posologie liquide nous permet de traiter des cas dont l'hypersensibilité n'aurait pas permis de gérer les aggravations.

Préparations LM

Cette nouvelle échelle qu’on appelle aussi cinquante millième, a été découverte par Hahnemann « au terme d’innombrables essais » au dire des témoins de l’époque. Cette échelle spéciale est spécialement conçue pour la dose liquide. Les effets de ces doses sont tout simplement surprenants, alliant action en profondeur à une grande douceur dans leurs effets. On les prépare selon un procédé dérivé du mode centésimal : on fait sécher une goutte sur 500 petits grains, puis on met un grain en solution dans 100 gouttes, etc. J’utilise désormais quasi exclusivement des doses LM.

 

Que contiennent vos petites granules?

Les globule sont composés de lactose pur. On fait sécher dessus de la solution contenant la dynamisation du médicament dont ils acquièrent ainsi les propriétés. Une fois séchés, ils sont conditionnés soit en tubes doses soit en granules. Afin de respecter le principe de la quantité minimale je ne puis que déconseiller complètement l’utilisation des granules, bien trop volumineuses et aussi adaptées à l’homœopathie que la fonte à l’aviation… Le principe actif est donc présent à la surface des granules ou globules, c'est pourquoi il convient de ne pas les toucher avec les doigts, la transpiration risquant de dissoudre le médicament.

 

Mais avec ces dilutions effarantes, reste-t-il des traces de médicament ?

Les détracteurs de l'homœopathie sourient en arguant du fait qu'au delà de la 12ème dilution centésimale, il ne peut être question de présence de molécules de la substance brute, et que par conséquent l'homœopathie se réduit à un simple effet placebo.

Rappelons d'abord que les scientifiques du début du siècle avaient démontré que le plus lourd que l'air ne pourrait jamais voler, que l'être humain ne supporterait en aucun cas des vitesses supérieures à 60 km/h, etc.... Ce n'est donc pas parce que la science actuelle est incapable d'expliquer un phénomène que celui-ci n'existe pas.

Lorsqu'on est confronté aux malades, la pratique quotidienne montre indiscutablement que les hautes dilutions sont actives, et même très actives (même si, comme lors de toute relation médecin-malade, il peut y avoir parfois des réponses placebo). Seules les personnes n'ayant jeté qu'un regard superficiel sur la question peuvent encore parler d'effet placebo.

De toutes façons, si l'on admet que les préparations homœopathiques ont une activité, il est évident que celle-ci ne relève pas d'une présence chimique mais bien de propriétés physiques particulières dont la nature reste à élucider.

Les premiers travaux de Benveniste sur la "mémoire de l’eau" on suscité bien des réactions, souvent indignes de l’esprit scientifique. Comme le démontre Michel Schiff dans "Un cas de censure dans la science", ces travaux ont été systématiquement dénigrés. On a ainsi assisté à des simulacres de reproduction qui visaient à ne surtout pas observer les effets décrits par Benveniste en se gardant bien de ne pas reproduire sa méthodologie... Depuis peu, une seconde série de travaux sur des cœurs de cobayes semble confirmer ces premières recherches, et étaye la nature électromagnétique des préparations homœopathiques.

L’avenir nous promet des découvertes passionnantes et de quoi occuper des générations de chercheurs...

Vos médicaments sont-ils naturels ?

Le remède homœopathique est dilué et dynamisé jusqu'à obtenir une solution aux propriétés nouvelles n'ayant rien à voir avec les molécules du constituant de base : on ne peut donc pas dire qu'il soit "naturel", au sens où la plupart des gens l'entendent.

Beaucoup estiment par exemple qu'il est plus naturel de se soigner par des plantes qu'avec des médicaments chimiques de la pharmacopée classique. C'est probablement une erreur pour plusieurs raisons. La première est que fondamentalement la phytothérapie ne diverge en rien de l'allopathie puisqu'on fait absorber au malade une drogue qui, par son action toxique dans l'organisme, est susceptible de soulager certains symptômes. La seconde est que dans ces conditions mieux vaut avaler un produit dont l'action pharmacologique ait été correctement étudiée, plutôt que des extraits de plantes contenant des douzaines de substances différentes, aux propriétés souvent mal connues.

 

Vous ne connaissez pas précisément le mode d'action des médicaments que vous prescrivez

C'est là aussi un reproche souvent adressé aux homœopathes. Je reconnais volontiers ne pas savoir comment fonctionne exactement le remède prescrit, mais par contre je connais la seule loi qui nous guide pour le trouver : la loi des semblables.
En physique, les lois de Newton, formulées voici trois siècles, permettent de décrire avec quelle intensité deux corps célestes s'attirent : c'est la loi de la gravitation universelle. Mais actuellement, personne n'explique pourquoi ces corps s'attirent. En homœopathie, la loi de similitude de Hahnemann, formulée voici deux siècles, permet de déterminer le remède curateur. Mais actuellement, personne n'explique pourquoi le remède guérit.

Cela dit, il est certain qu'un jour où l'autre la science nous éclairera sur le mode d'action des dynamisations.

En attendant, on peut toujours essayer de guérir les malades... et c’est là notre seul devoir de médecins.

Les maladies et leur traitement

En médecine classique.

Prenons par exemple un malade se plaignant d'une rhinite, avec le nez bouché. La physiologie nous apprend que l'obstruction provient en fait d'une congestion de la muqueuse nasale. L'étude histologique montre que les petites artérioles de la muqueuse possèdent dans leur paroi des fibres musculaires dont la contraction règle le débit sanguin.

Dès lors, nous tenons un moyen de soulager la congestion qui gêne notre malade : il suffit de donner localement une substance pouvant provoquer une contraction des muscles de la paroi des vaisseaux sanguins dilatés, et le tour est joué. Dans un cas d'asthme, c'est le contraire : on donnera une drogue susceptible de détendre les muscles des parois bronchiques, et le malade respirera mieux ! En somme, le traitement classique consiste à administrer au malade une drogue qui va ensuite interagir avec d'autres éléments chimiques ou biochimiques du corps humain afin de soulager tel ou tel symptôme. Mais, au bout d'un certain nombre de crises d'asthme, le patient finit par réaliser qu'il est toujours malade, et que son médicament ne fait qu'empêcher la crise sans guérir la cause qui la génère.

 

En médecine homœopathique

Nous serons conduits ici à formuler certaines hypothèses, qui, bien que non étayées sur le plan scientifique, sont en tout cas bien commodes pour tenter d'expliquer les phénomènes observés. Toutes ces hypothèses demeureront tant que les physiciens ne nous auront pas éclairés sur la nature du médicament homœopathique.

Le sujet en bonne santé

Hahnemann, malgré sa répulsion pour toute théorie en médecine, admet (Organon §9) que "dans l'état de santé, l'énergie vitale immatérielle - dynamis - animant la partie matérielle du corps humain, règne de façon absolue". (§11) "Seul le principe vital, après avoir été désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son dérèglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est à dire par des symptômes morbides (manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin)".

Tout se passe comme si l’organisme était maintenu dans un état de bon fonctionnement par une "force non matérielle", au sens physique du terme, qui gouverne les organes jusqu’à la moindre cellule dans un fonctionnement harmonieux.

Chez le malade

Lorsque la force dynamique est déréglée, cela provoque en périphérie des changements matériels perceptibles qui peuvent n'être au début que des symptômes ressentis par le patient, puis des modifications chimiques dosables en laboratoire, ou encore des signes objectifs notables à l'examen clinique.

Hahnemann ajoute (§7) "c'est donc l'ensemble des symptômes, dont l'image extérieure est l'expression de l'essence de la maladie, c'est à dire de l'énergie vitale désaccordée, c'est cette intégralité des symptômes qui doit être la principale ou la seule voie par laquelle la maladie nous permet de trouver le remède nécessaire, la seule qui puisse en déterminer le choix le mieux approprié".

L'universalité des symptômes est le reflet du dérèglement interne soit naturel, soit à la suite de la prise d’une drogue. L’avantage de ce raisonnement indirect est que nous n’avons pas besoin de connaître la nature de ce dérèglement, qui nous échappe de toute façon. La Loi de Similitude montre alors que deux dérèglements qui se ressemblent dans leurs manifestations se détruisent mutuellement. La maladie naturelle est guérie par la maladie artificielle du médicament qui lui ressemble.

 

Pourquoi donnez vous un seul médicament à la fois ?

En médecine classique, on donne autant de médicaments qu'il y a de symptômes à soulager : le médicament pour la tension, les yeux, la bouche, le nez, etc.

A l'opposé de cette vision analytique, l'homœopathie procède d'une approche synthétique qui correspond à la réalité pathologique. Rappelez-vous que la notion de maladie n’est qu’une pure invention médicale. On regroupe sous un seul nom commode les signes qui établissent une affection. Par exemple une migraineuse nous dirait très bien les signes de céphalée, de troubles visuels et de vomissements qui définissent sa migraine. Fort bien ! Maintenant, si vous prenez du recul, vous constatez par exemple que notre patiente est ballonnée, qu’elle digère très mal, qu’elle ne supporte rien de serré à la taille. L’hiver elle fait une à deux angines par mois, elle a des problèmes pour concevoir un enfant (on lui a expliqué que ses ovaires ne fonctionnent pas). Comment ne pas comprendre que tous ces signes sont autant de reflets d’un seul et unique dérèglement qui touche la totalité de l’organisme ? Il ne faut pas traiter les organes, mais le patient !

La prescription d’un homœopathe se résume donc à un seul remède : celui qui est similaire aux symptômes du malade et qui permet au patient de recouvrer le fonctionnement de ses organes. C’est tellement vrai qu’il arrive fréquemment que des patients après leur traitement rapportent que des symptômes dont ils n’avaient pas fait mention ont aussi disparu. Guérissez le malade, disait Hahnemann et vous pourrez guérir n’importe laquelle de ses parties.

 

Que penser des préparations homœopathiques spécifiques contre telle ou telle affection ?

Le plus grand mal ! De telles potions contre la toux, contre la fièvre, etc., ne sont qu'un simulacre d'homœopathie, et vont à l'encontre du principe fondamental d'individualisation de la prescription. C'est faire de l'homœopathie avec des principes allopathiques (Voir La conception des maladies) Ces gouttes contiennent un mélange d’une dizaine de médicaments susceptibles de convenir dans l’affection à traiter.. Le raisonnement par l’absurde nous montre que le plus simple serait de mélanger dans un seul flacon tous les remèdes connus pour obtenir le médicament universel...

Ajoutons en qu'il est tout à fait anormal que le médicament homœopathique puisse être délivrée sans ordonnance. Cela donne libre cours à une automédication à tout crin, et autorise toutes sortes de pratiques peu recommandables ...

 

Y a-t-il une place pour les traitements locaux ?

Pour les raisons que j’ai exposées plus haut, un véritable traitement homœopathique ne doit pas comprendre de traitement local, sauf bien sûr dans les traumatismes, ou les soins d'hygiène, etc.

Prenons un malade présentant des verrues, à qui on donne un remède d'après l'universalité des symptômes (Le médecin homœopathe ne soigne pas les verrues mais le malade déréglé dont la peau héberge des verrues...) Seuls les symptômes nous permettent de déterminer le remède et de savoir s'il agit : lorsque les verrues disparaissent, nous savons que le désordre dynamique qui était à leur origine a bien été détruit. Dans le cas contraire, il faudra certainement chercher un autre médicament.

Si on traite aussi localement les verrues, comment savoir si le malade a été correctement soigné ?

 

Et l'allopathie dans vos prescriptions ?

Les maladies aiguës

Toute affection aiguë, peut être à priori du ressort de l'homœopathie, pourvu que le malade présente suffisamment de symptômes clairs pour guider le choix du remède.

La réponse au traitement se fait alors dans les heures, parfois les minutes qui suivent l'administration du médicament. Ainsi, une grippe, une angine, une bronchite ne doivent pas évoluer au delà de 24 à 48 heures.

Dans une maladie infectieuse, si le traitement s'avère inefficace au bout d'un délai raisonnable de 24 heures, il faut alors admettre qu'on s'est trompé de remède, et se résoudre, si l'état du malade l'exige, à prescrire une antibiothérapie ou tout autre traitement classique.

Le traitement classique sert donc de "roue de secours" pour pallier nos échecs.

Les maladies chroniques

Souvent les malades présentant des affections chroniques consultent homœopathe après avoir absorbé maintes drogues qui ont troublé le tableau initial de la maladie, certains symptômes ayant disparu, d'autres s'étant déclarés. L’homœopathe est souvent amené à changer de remède à mesure que les symptômes évoluent. L'amélioration du malade permet le sevrage progressif du drogage habituel.

Dans de nombreux cas, l'homœopathie permet d'espérer une guérison ou au moins une stabilisation de la maladie. Hélas, certains malades nous arrivent parfois tellement "multi-drogués" qu'il n'y a plus de possibilité de les soigner.

Souvent, le traitement classique ne joue ici qu'un rôle perturbateur, le médecin homœopathe n'étant appelé qu'à renouveler d'anciennes ordonnances, en arrêtant peu à peu, si la chose est encore possible, les médications habituelles. Comme toujours, tout n'est pas tout blanc, tout n'est pas tout noir. La science a permis de découvrir des molécules grâce auxquelles on sauve des vies dans des cas où l'homœopathie n'aurait rien pu faire. C’est le cas par exemple de maladies génétiques, ou endocriniennes dans lesquelles il n’y a plus l’organe pour fabriquer la substance qui fait défaut à l’organisme. Dans ce cas les médicaments classiques remplissent parfaitement leur rôle palliatif. Répétons le : être homœopathe c’est avoir compris que seuls les semblables permettent d’espérer une guérison et qu’il faut chercher autant qu’on le peut le remède indiqué.

Pourquoi prendre le risque de se tromper de remède dans une maladie aiguë ?

Dans une affection aiguë, l'homœopathie va souvent plus vite que le traitement classique, coûte un prix dérisoire, est toujours bien tolérée. Pourquoi s'en priver ? De plus, le remède aigu permet souvent de se faire une idée du médicament chronique.

Il est de la responsabilité du praticien de proposer à son malade ce qu'il juge être le meilleur traitement. De trop nombreuses prescriptions allopathiques ne sont établies que pour se "couvrir" vis à vis du malade et soulager l’angoisse du prescripteur.

De plus, il existe toujours une connexion entre le remède aigu et le remède chronique. Parfois c'est le même médicament qui traiera l'épisode aigu et l'état chronique. Dans certains cas difficiles, une manifestation aigue est donc une occasion en or, si elle trouve un médicament homéopathique qui lui correspond, de pouvoir trouver le médicament chronique qui n'avait pas été encore diagnostiqué.

Y a-t-il des échecs de l'homœopathie ?

L'homœopathie repose sur des lois de la nature qui dictent le choix du remède ; seul le remède le plus semblable à l’affection pourra la traiter. C'est donc l’homœopathe qui doit endosser l'entière responsabilité de l'échec du traitement, car il n'a pas pu, ou su, trouver les symptômes conduisant au remède correct. Ne dites donc jamais "l'homœopathie ne marche pas" ou "je ne suis pas sensible à l'homœopathie", mais plutôt "mon médecin s'est trompé de remède".

Les cas les plus difficiles sont ceux où il y a peu de symptômes. Dans ce genre de cas il arrive qu’il faille plusieurs consultations jusqu’à obtenir le symptôme caractéristique qui désigne le bon remède.

Quels sont les cas où l'homœopathie est dépassée ?

Ce sont tous les cas où les symptômes du malade n'existent plus, et où tous les symptômes se réduisent à ceux de l'affection à traiter.

L'exemple typique est celui d'une tumeur cancéreuse étendue : on trouve des brûlures, un amaigrissement, etc., mais le malade n'a souvent plus aucun symptôme personnel. On peut toujours prescrire un remède sur les symptômes de la maladie, mais on ne fera alors tout au plus que soulager, sans guérir. Tous ces cas sont bien sûr l’indication idéale de l’allopathie dans un domaine où cette méthode excelle : celui de la palliation.

Les suppressions de symptômes par le traitement classique peuvent-elles porter à conséquence ?

La réponse est oui : des troubles peuvent survenir par suite de suppression d'éruption, suppression de diarrhée, suppression de rhume des foins.

L'exemple le plus classique est bien sûr celui de l'enfant qu'on amène pour asthme apparu dans les suite de la "guérison" d'un eczéma grâce à diverses pommades (cortisone, etc.). Les divers traitements locaux ne font qu’accélérer la tendance naturelle (centripète) de la maladie chronique à se diriger vers l’intérieur de l’organisme. Le traitement homœopathique induit quant à lui un influx centrifuge. Avec le médicament homœopathique l'asthme guérit, l’eczéma revient pour disparaître définitivement à son tour.

 

Prendre le médicament

Comment ça, juste 3 ou 4 grains d'une dose?

Oui, il ne s'agit pas d'une erreur. Vous voyez bien écrit sur votre ordonnance "prendre 3 ou 4 grains d'une dose". Vérifiez que votre pharmacien vous ait bien donné une dose et non pas un gros tube de granules.

A la surface d'une seul petit grain (autrement appelé globule, mais la dénomination varie selon les pays), il y a largement assez de puissance pharmacodynamique. Plus on en apporte et plus on risque d'inhiber la réaction secondaire de l'organisme que nous cherchons à provoquer. L'image qui vient à l'esprit est celle d'un matelas. Lorsqu'on s'allonge dessus, le matelas exerce une poussée en sens contraire de la gravité. Cet effet fonctionne dans une marge de masses qui est celle des être humains. Si vous posez un éléphant dessus, le matelas n'a plus aucun moyen de vous soutenir...

Y a-t-il des incompatibilités entre le traitement classique et homœopathique ?

Un médicament allopathique peut stopper l'action du traitement homœopathique. Si des symptômes surviennent à la suite d'une dose, il est préférable dans la mesure du possible de ne pas chercher à les enrayer, cela peut compromettre définitivement le traitement.

Les malades qui suivent un traitement chronique classique posent un problème différent. Il n'est souvent pas question de les sevrer brutalement de leur drogage. On donne alors le remède homœopathique malgré tout avec de bons résultats, bien que l'action du remède soit freinée par la médication classique. Il faut savoir qu'une personne qui n'a jamais eu l'habitude des toxiques de la médecine officielle réagit mieux et plus vite au traitement homœopathique.

Faut-il déconseiller la menthe ou le café ?

Non ! La menthe n'antidote pas le médicament homœopathique. Il s'agit là d'une croyance curieusement enracinée qui résulte d'une mauvaise compréhension des écrits de Hahnemann. Celui-ci recommande pendant un traitement homœopathique de ne rien absorber qui puisse avoir une influence médicamenteuse et perturber la dose. Il contre-indique ainsi les infusions de camomille ou de menthe dont ses contemporains avaient l'habitude de se gaver.

Conséquence : on peut sans crainte utiliser un dentifrice classique à la menthe. Au contraire, les dentifrices dits homœopathiques sont à rejeter formellement car ils interfèrent avec la dose, et peuvent provoquer à la longue des symptômes d'intoxication.

Le café n'antidote pas non plus le médicament homœopathique. Dans certains cas il est même arrivé d'administrer des doses dans le café du malade ...

Cependant, certains malades ont une hygiène de vie déplorable et présentent une véritable intoxication au café ou autres stimulants qu'il convient d'arrêter avant tout traitement. Parfois le café peut se comporter comme un véritable poison lorsqu’un malade absorbe Nux-vomica, dans ce cas le médecin doit vous prévenir de ce genre d’interférences. Ainsi les huîtres ne conviennent pas avec Lycopodium, les oignons avec Thuya, les fraises avec Oxalic acidum, les graisses avec Pulsatilla, etc.

Attention aux odeurs!

Une seule précaution néanmoins: faites attention aux odeurs trop fortes ou aromatiques. Evitez de prendre la dose en étant parfumé(e) ou si l'atmosphère contient des vapeurs comme celle des diluants de peinture.

Ceci antidote le remède homoeopathique très nettement.

Quand prendre le médicament ?

De préférence en dehors du repas, éventuellement le soir au coucher. L’action du médicament étant instantanée, peu importe que cela soit une heure ou une seconde avant le repas. Pour les femmes, il est préférable de prendre le médicament en dehors des règles (il n’est pas rare qu’autrement des remèdes les interrompent soudainement, ou provoquent des hémorragies).

Quand répéter la prise du médicament ?

En dose sèche, il existe volontiers une aggravation initiale, qui va provoquer la survenue de nouveaux symptômes: le tableau symptomatique est alors en pleine mutation. Dans ce contexte, tant que les symptômes vont et viennent, il ne faut rien faire sinon attendre.

Si tout se passe bien, les symptômes dont le malade se plaignait doivent ensuite disparaître. Pendant cette période d’amélioration, les symptômes qui indiquaient le remède ont disparu, sa répétition ne peut être que nuisible. Finalement, ce n’est que lorsque les symptômes commencent à revenir ou que l’amélioration s’estompe que l'on peut répéter une prise. Conséquence : un homœopathe qui se respecte ne peut, et ne doit jamais fixer par avance la date à laquelle le médicament doit être renouvelé, il faut observer l'évolution des symptômes sous peine de compromettre la guérison.

En dose liquide, la stratégie est différente. Elle consiste à monter progressivement en puissance le traitement jusqu’à trouver le seuil qui provoque une réponse de l’organisme. Tant qu'on n'observe pas encore de réaction, on peut renouveller les prises jusqu'à observer un "déclic". Ainsi, dès que le bon réglage en secousses et quantité est trouvé, le remède commence à agir, les symptômes évoluent, et on retombe sur la règle classique: tant qu'une dose agit, laisser agir.

Quelles sont les réactions à la suite de la prise du traitement ?

Classiquement, il peut se produire une aggravation des symptômes existants, toujours de brève durée. Puis s'installe l'amélioration ; bien souvent vous verrez revenir d’anciens symptômes, ceci est parfaitement normal.

Tant que la réaction a lieu ou que l'amélioration dure, il ne faut pas répéter le médicament. Une nouvelle prise ne peut se concevoir que lors du retour des symptômes, quand l'amélioration cesse de se développer (Voir Quand répéter la prise du médicament). N’hésitez pas à prendre note des signes que vous aurez vu changer après la prise du médicament. Notez de quelle manière vos symptômes habituels ont évolué : en mieux ou en pire, au bout de combien de temps, etc. Notez aussi les symptômes nouveaux qui sont survenus. Plus vous fournirez une chronologie précise des événements, plus le pronostic de votre médecins sera précis et fiable.

A quoi vous sert l'ordinateur ?

Supposons qu'à l'issue d'une consultation, on ait retenu trois symptômes essentiels d'un malade, par exemple "peur du noir", "frilosité", "céphalée temporale, aggravée avant les règles".
Le travail du médecin homœopathe consiste alors à rechercher le remède commun à tous ces symptômes. Il existe pour cela un répertoire (conçu par un grand homœopathe du début du siècle, le Dr Kent) qui donne en fonction d'un symptôme la liste des remèdes correspondants.
L'ordinateur économise donc un travail rébarbatif de comparaison de listes de remèdes. Il réalise en quelques secondes ce qui prendrait parfois plusieurs heures à la main.
Bien entendu, la machine ne remplace pas l'homme : le choix des symptômes, leur compréhension, leur interprétation éventuelle, demeurent essentiels en vue de la prescription homœopathique.

Je suis surpris par la dose liquide !

Rien de surprenant à votre surprise : nous ne sommes hélas qu’une poignée de praticiens dans le monde entier à utiliser l’une des dernières découvertes du fondateur de l’homœopathie. Il m’a fallu des années pour percer à jour les paramètres de la dose liquide, notamment après avoir effectué avec une équipe de l’Ecole Nationale d’Homœopathie des recherches directement sur les manuscrits de Hahnemann. Tous mes étudiants sont formés au maniement de la dose liquide et n’emploient plus que ce mode de préparation. Les praticiens de nombreux pays d’Europe ont fait un accueil enthousiaste au nouveau procédé d’administration du remède, la France semble une fois de plus en retard sur ce plan, mais personne n’est prophète en son pays !

L’idée de la dose liquide consiste à monter progressivement en puissance le traitement jusqu’à trouver le seuil qui provoque une réponse de l’organisme. Raffinement suprême dans la technique homœopathique, elle permet d’adapter la puissance du traitement à votre propre sensibilité en terme de dynamisation (plus on fait des secousses plus cela active la préparation) et de quantité de substance active (en fonction du nombre de cuillers). Ainsi, la dose liquide élimine complètement la notion d’aggravation qu’on doit désormais éviter ou au pire gérer facilement.