En médecine classique.
Prenons par exemple un malade se plaignant d'une rhinite, avec le nez bouché. La physiologie nous apprend que l'obstruction provient en fait d'une congestion de la muqueuse nasale. L'étude histologique montre que les petites artérioles de la muqueuse possèdent dans leur paroi des fibres musculaires dont la contraction règle le débit sanguin.
Dès lors, nous tenons un moyen de soulager la congestion qui gêne notre malade : il suffit de donner localement une substance pouvant provoquer une contraction des muscles de la paroi des vaisseaux sanguins dilatés, et le tour est joué. Dans un cas d'asthme, c'est le contraire : on donnera une drogue susceptible de détendre les muscles des parois bronchiques, et le malade respirera mieux ! En somme, le traitement classique consiste à administrer au malade une drogue qui va ensuite interagir avec d'autres éléments chimiques ou biochimiques du corps humain afin de soulager tel ou tel symptôme. Mais, au bout d'un certain nombre de crises d'asthme, le patient finit par réaliser qu'il est toujours malade, et que son médicament ne fait qu'empêcher la crise sans guérir la cause qui la génère.
En médecine homœopathique
Nous serons conduits ici à formuler certaines hypothèses, qui, bien que non étayées sur le plan scientifique, sont en tout cas bien commodes pour tenter d'expliquer les phénomènes observés. Toutes ces hypothèses demeureront tant que les physiciens ne nous auront pas éclairés sur la nature du médicament homœopathique.
Le sujet en bonne santé
Hahnemann, malgré sa répulsion pour toute théorie en médecine, admet (Organon §9) que "dans l'état de santé, l'énergie vitale immatérielle - dynamis - animant la partie matérielle du corps humain, règne de façon absolue". (§11) "Seul le principe vital, après avoir été désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son dérèglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est à dire par des symptômes morbides (manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin)".
Tout se passe comme si l’organisme était maintenu dans un état de bon fonctionnement par une "force non matérielle", au sens physique du terme, qui gouverne les organes jusqu’à la moindre cellule dans un fonctionnement harmonieux.
Chez le malade
Lorsque la force dynamique est déréglée, cela provoque en périphérie des changements matériels perceptibles qui peuvent n'être au début que des symptômes ressentis par le patient, puis des modifications chimiques dosables en laboratoire, ou encore des signes objectifs notables à l'examen clinique.
Hahnemann ajoute (§7) "c'est donc l'ensemble des symptômes, dont l'image extérieure est l'expression de l'essence de la maladie, c'est à dire de l'énergie vitale désaccordée, c'est cette intégralité des symptômes qui doit être la principale ou la seule voie par laquelle la maladie nous permet de trouver le remède nécessaire, la seule qui puisse en déterminer le choix le mieux approprié".
L'universalité des symptômes est le reflet du dérèglement interne soit naturel, soit à la suite de la prise d’une drogue. L’avantage de ce raisonnement indirect est que nous n’avons pas besoin de connaître la nature de ce dérèglement, qui nous échappe de toute façon. La Loi de Similitude montre alors que deux dérèglements qui se ressemblent dans leurs manifestations se détruisent mutuellement. La maladie naturelle est guérie par la maladie artificielle du médicament qui lui ressemble.
Pourquoi donnez vous un seul médicament à la fois ?
En médecine classique, on donne autant de médicaments qu'il y a de symptômes à soulager : le médicament pour la tension, les yeux, la bouche, le nez, etc.
A l'opposé de cette vision analytique, l'homœopathie procède d'une approche synthétique qui correspond à la réalité pathologique. Rappelez-vous que la notion de maladie n’est qu’une pure invention médicale. On regroupe sous un seul nom commode les signes qui établissent une affection. Par exemple une migraineuse nous dirait très bien les signes de céphalée, de troubles visuels et de vomissements qui définissent sa migraine. Fort bien ! Maintenant, si vous prenez du recul, vous constatez par exemple que notre patiente est ballonnée, qu’elle digère très mal, qu’elle ne supporte rien de serré à la taille. L’hiver elle fait une à deux angines par mois, elle a des problèmes pour concevoir un enfant (on lui a expliqué que ses ovaires ne fonctionnent pas). Comment ne pas comprendre que tous ces signes sont autant de reflets d’un seul et unique dérèglement qui touche la totalité de l’organisme ? Il ne faut pas traiter les organes, mais le patient !
La prescription d’un homœopathe se résume donc à un seul remède : celui qui est similaire aux symptômes du malade et qui permet au patient de recouvrer le fonctionnement de ses organes. C’est tellement vrai qu’il arrive fréquemment que des patients après leur traitement rapportent que des symptômes dont ils n’avaient pas fait mention ont aussi disparu. Guérissez le malade, disait Hahnemann et vous pourrez guérir n’importe laquelle de ses parties.
Que penser des préparations homœopathiques spécifiques contre telle ou telle affection ?
Le plus grand mal ! De telles potions contre la toux, contre la fièvre, etc., ne sont qu'un simulacre d'homœopathie, et vont à l'encontre du principe fondamental d'individualisation de la prescription. C'est faire de l'homœopathie avec des principes allopathiques (Voir La conception des maladies) Ces gouttes contiennent un mélange d’une dizaine de médicaments susceptibles de convenir dans l’affection à traiter.. Le raisonnement par l’absurde nous montre que le plus simple serait de mélanger dans un seul flacon tous les remèdes connus pour obtenir le médicament universel...
Ajoutons en qu'il est tout à fait anormal que le médicament homœopathique puisse être délivrée sans ordonnance. Cela donne libre cours à une automédication à tout crin, et autorise toutes sortes de pratiques peu recommandables ...
Y a-t-il une place pour les traitements locaux ?
Pour les raisons que j’ai exposées plus haut, un véritable traitement homœopathique ne doit pas comprendre de traitement local, sauf bien sûr dans les traumatismes, ou les soins d'hygiène, etc.
Prenons un malade présentant des verrues, à qui on donne un remède d'après l'universalité des symptômes (Le médecin homœopathe ne soigne pas les verrues mais le malade déréglé dont la peau héberge des verrues...) Seuls les symptômes nous permettent de déterminer le remède et de savoir s'il agit : lorsque les verrues disparaissent, nous savons que le désordre dynamique qui était à leur origine a bien été détruit. Dans le cas contraire, il faudra certainement chercher un autre médicament.
Si on traite aussi localement les verrues, comment savoir si le malade a été correctement soigné ?
Et l'allopathie dans vos prescriptions ?
Les maladies aiguës
Toute affection aiguë, peut être à priori du ressort de l'homœopathie, pourvu que le malade présente suffisamment de symptômes clairs pour guider le choix du remède.
La réponse au traitement se fait alors dans les heures, parfois les minutes qui suivent l'administration du médicament. Ainsi, une grippe, une angine, une bronchite ne doivent pas évoluer au delà de 24 à 48 heures.
Dans une maladie infectieuse, si le traitement s'avère inefficace au bout d'un délai raisonnable de 24 heures, il faut alors admettre qu'on s'est trompé de remède, et se résoudre, si l'état du malade l'exige, à prescrire une antibiothérapie ou tout autre traitement classique.
Le traitement classique sert donc de "roue de secours" pour pallier nos échecs.
Les maladies chroniques
Souvent les malades présentant des affections chroniques consultent homœopathe après avoir absorbé maintes drogues qui ont troublé le tableau initial de la maladie, certains symptômes ayant disparu, d'autres s'étant déclarés. L’homœopathe est souvent amené à changer de remède à mesure que les symptômes évoluent. L'amélioration du malade permet le sevrage progressif du drogage habituel.
Dans de nombreux cas, l'homœopathie permet d'espérer une guérison ou au moins une stabilisation de la maladie. Hélas, certains malades nous arrivent parfois tellement "multi-drogués" qu'il n'y a plus de possibilité de les soigner.
Souvent, le traitement classique ne joue ici qu'un rôle perturbateur, le médecin homœopathe n'étant appelé qu'à renouveler d'anciennes ordonnances, en arrêtant peu à peu, si la chose est encore possible, les médications habituelles. Comme toujours, tout n'est pas tout blanc, tout n'est pas tout noir. La science a permis de découvrir des molécules grâce auxquelles on sauve des vies dans des cas où l'homœopathie n'aurait rien pu faire. C’est le cas par exemple de maladies génétiques, ou endocriniennes dans lesquelles il n’y a plus l’organe pour fabriquer la substance qui fait défaut à l’organisme. Dans ce cas les médicaments classiques remplissent parfaitement leur rôle palliatif. Répétons le : être homœopathe c’est avoir compris que seuls les semblables permettent d’espérer une guérison et qu’il faut chercher autant qu’on le peut le remède indiqué.
Pourquoi prendre le risque de se tromper de remède dans une maladie aiguë ?
Dans une affection aiguë, l'homœopathie va souvent plus vite que le traitement classique, coûte un prix dérisoire, est toujours bien tolérée. Pourquoi s'en priver ? De plus, le remède aigu permet souvent de se faire une idée du médicament chronique.
Il est de la responsabilité du praticien de proposer à son malade ce qu'il juge être le meilleur traitement. De trop nombreuses prescriptions allopathiques ne sont établies que pour se "couvrir" vis à vis du malade et soulager l’angoisse du prescripteur.
De plus, il existe toujours une connexion entre le remède aigu et le remède chronique. Parfois c'est le même médicament qui traiera l'épisode aigu et l'état chronique. Dans certains cas difficiles, une manifestation aigue est donc une occasion en or, si elle trouve un médicament homéopathique qui lui correspond, de pouvoir trouver le médicament chronique qui n'avait pas été encore diagnostiqué.
Y a-t-il des échecs de l'homœopathie ?
L'homœopathie repose sur des lois de la nature qui dictent le choix du remède ; seul le remède le plus semblable à l’affection pourra la traiter. C'est donc l’homœopathe qui doit endosser l'entière responsabilité de l'échec du traitement, car il n'a pas pu, ou su, trouver les symptômes conduisant au remède correct. Ne dites donc jamais "l'homœopathie ne marche pas" ou "je ne suis pas sensible à l'homœopathie", mais plutôt "mon médecin s'est trompé de remède".
Les cas les plus difficiles sont ceux où il y a peu de symptômes. Dans ce genre de cas il arrive qu’il faille plusieurs consultations jusqu’à obtenir le symptôme caractéristique qui désigne le bon remède.
Quels sont les cas où l'homœopathie est dépassée ?
Ce sont tous les cas où les symptômes du malade n'existent plus, et où tous les symptômes se réduisent à ceux de l'affection à traiter.
L'exemple typique est celui d'une tumeur cancéreuse étendue : on trouve des brûlures, un amaigrissement, etc., mais le malade n'a souvent plus aucun symptôme personnel. On peut toujours prescrire un remède sur les symptômes de la maladie, mais on ne fera alors tout au plus que soulager, sans guérir. Tous ces cas sont bien sûr l’indication idéale de l’allopathie dans un domaine où cette méthode excelle : celui de la palliation.
Les suppressions de symptômes par le traitement classique peuvent-elles porter à conséquence ?
La réponse est oui : des troubles peuvent survenir par suite de suppression d'éruption, suppression de diarrhée, suppression de rhume des foins.
L'exemple le plus classique est bien sûr celui de l'enfant qu'on amène pour asthme apparu dans les suite de la "guérison" d'un eczéma grâce à diverses pommades (cortisone, etc.). Les divers traitements locaux ne font qu’accélérer la tendance naturelle (centripète) de la maladie chronique à se diriger vers l’intérieur de l’organisme. Le traitement homœopathique induit quant à lui un influx centrifuge. Avec le médicament homœopathique l'asthme guérit, l’eczéma revient pour disparaître définitivement à son tour.
Prendre le médicament
Comment ça, juste 3 ou 4 grains d'une dose?
Oui, il ne s'agit pas d'une erreur. Vous voyez bien écrit sur votre ordonnance "prendre 3 ou 4 grains d'une dose". Vérifiez que votre pharmacien vous ait bien donné une dose et non pas un gros tube de granules.
A la surface d'une seul petit grain (autrement appelé globule, mais la dénomination varie selon les pays), il y a largement assez de puissance pharmacodynamique. Plus on en apporte et plus on risque d'inhiber la réaction secondaire de l'organisme que nous cherchons à provoquer. L'image qui vient à l'esprit est celle d'un matelas. Lorsqu'on s'allonge dessus, le matelas exerce une poussée en sens contraire de la gravité. Cet effet fonctionne dans une marge de masses qui est celle des être humains. Si vous posez un éléphant dessus, le matelas n'a plus aucun moyen de vous soutenir...
Y a-t-il des incompatibilités entre le traitement classique et homœopathique ?
Un médicament allopathique peut stopper l'action du traitement homœopathique. Si des symptômes surviennent à la suite d'une dose, il est préférable dans la mesure du possible de ne pas chercher à les enrayer, cela peut compromettre définitivement le traitement.
Les malades qui suivent un traitement chronique classique posent un problème différent. Il n'est souvent pas question de les sevrer brutalement de leur drogage. On donne alors le remède homœopathique malgré tout avec de bons résultats, bien que l'action du remède soit freinée par la médication classique. Il faut savoir qu'une personne qui n'a jamais eu l'habitude des toxiques de la médecine officielle réagit mieux et plus vite au traitement homœopathique.
Faut-il déconseiller la menthe ou le café ?
Non ! La menthe n'antidote pas le médicament homœopathique. Il s'agit là d'une croyance curieusement enracinée qui résulte d'une mauvaise compréhension des écrits de Hahnemann. Celui-ci recommande pendant un traitement homœopathique de ne rien absorber qui puisse avoir une influence médicamenteuse et perturber la dose. Il contre-indique ainsi les infusions de camomille ou de menthe dont ses contemporains avaient l'habitude de se gaver.
Conséquence : on peut sans crainte utiliser un dentifrice classique à la menthe. Au contraire, les dentifrices dits homœopathiques sont à rejeter formellement car ils interfèrent avec la dose, et peuvent provoquer à la longue des symptômes d'intoxication.
Le café n'antidote pas non plus le médicament homœopathique. Dans certains cas il est même arrivé d'administrer des doses dans le café du malade ...
Cependant, certains malades ont une hygiène de vie déplorable et présentent une véritable intoxication au café ou autres stimulants qu'il convient d'arrêter avant tout traitement. Parfois le café peut se comporter comme un véritable poison lorsqu’un malade absorbe Nux-vomica, dans ce cas le médecin doit vous prévenir de ce genre d’interférences. Ainsi les huîtres ne conviennent pas avec Lycopodium, les oignons avec Thuya, les fraises avec Oxalic acidum, les graisses avec Pulsatilla, etc.
Attention aux odeurs!
Une seule précaution néanmoins: faites attention aux odeurs trop fortes ou aromatiques. Evitez de prendre la dose en étant parfumé(e) ou si l'atmosphère contient des vapeurs comme celle des diluants de peinture.
Ceci antidote le remède homoeopathique très nettement.
Quand prendre le médicament ?
De préférence en dehors du repas, éventuellement le soir au coucher. L’action du médicament étant instantanée, peu importe que cela soit une heure ou une seconde avant le repas. Pour les femmes, il est préférable de prendre le médicament en dehors des règles (il n’est pas rare qu’autrement des remèdes les interrompent soudainement, ou provoquent des hémorragies).
Quand répéter la prise du médicament ?
En dose sèche, il existe volontiers une aggravation initiale, qui va provoquer la survenue de nouveaux symptômes: le tableau symptomatique est alors en pleine mutation. Dans ce contexte, tant que les symptômes vont et viennent, il ne faut rien faire sinon attendre.
Si tout se passe bien, les symptômes dont le malade se plaignait doivent ensuite disparaître. Pendant cette période d’amélioration, les symptômes qui indiquaient le remède ont disparu, sa répétition ne peut être que nuisible. Finalement, ce n’est que lorsque les symptômes commencent à revenir ou que l’amélioration s’estompe que l'on peut répéter une prise. Conséquence : un homœopathe qui se respecte ne peut, et ne doit jamais fixer par avance la date à laquelle le médicament doit être renouvelé, il faut observer l'évolution des symptômes sous peine de compromettre la guérison.
En dose liquide, la stratégie est différente. Elle consiste à monter progressivement en puissance le traitement jusqu’à trouver le seuil qui provoque une réponse de l’organisme. Tant qu'on n'observe pas encore de réaction, on peut renouveller les prises jusqu'à observer un "déclic". Ainsi, dès que le bon réglage en secousses et quantité est trouvé, le remède commence à agir, les symptômes évoluent, et on retombe sur la règle classique: tant qu'une dose agit, laisser agir.
Quelles sont les réactions à la suite de la prise du traitement ?
Classiquement, il peut se produire une aggravation des symptômes existants, toujours de brève durée. Puis s'installe l'amélioration ; bien souvent vous verrez revenir d’anciens symptômes, ceci est parfaitement normal.
Tant que la réaction a lieu ou que l'amélioration dure, il ne faut pas répéter le médicament. Une nouvelle prise ne peut se concevoir que lors du retour des symptômes, quand l'amélioration cesse de se développer (Voir Quand répéter la prise du médicament). N’hésitez pas à prendre note des signes que vous aurez vu changer après la prise du médicament. Notez de quelle manière vos symptômes habituels ont évolué : en mieux ou en pire, au bout de combien de temps, etc. Notez aussi les symptômes nouveaux qui sont survenus. Plus vous fournirez une chronologie précise des événements, plus le pronostic de votre médecins sera précis et fiable.
A quoi vous sert l'ordinateur ?
Supposons qu'à l'issue d'une consultation, on ait retenu trois symptômes essentiels d'un malade, par exemple "peur du noir", "frilosité", "céphalée temporale, aggravée avant les règles".
Le travail du médecin homœopathe consiste alors à rechercher le remède commun à tous ces symptômes. Il existe pour cela un répertoire (conçu par un grand homœopathe du début du siècle, le Dr Kent) qui donne en fonction d'un symptôme la liste des remèdes correspondants.
L'ordinateur économise donc un travail rébarbatif de comparaison de listes de remèdes. Il réalise en quelques secondes ce qui prendrait parfois plusieurs heures à la main.
Bien entendu, la machine ne remplace pas l'homme : le choix des symptômes, leur compréhension, leur interprétation éventuelle, demeurent essentiels en vue de la prescription homœopathique.
Je suis surpris par la dose liquide !
Rien de surprenant à votre surprise : nous ne sommes hélas qu’une poignée de praticiens dans le monde entier à utiliser l’une des dernières découvertes du fondateur de l’homœopathie. Il m’a fallu des années pour percer à jour les paramètres de la dose liquide, notamment après avoir effectué avec une équipe de l’Ecole Nationale d’Homœopathie des recherches directement sur les manuscrits de Hahnemann. Tous mes étudiants sont formés au maniement de la dose liquide et n’emploient plus que ce mode de préparation. Les praticiens de nombreux pays d’Europe ont fait un accueil enthousiaste au nouveau procédé d’administration du remède, la France semble une fois de plus en retard sur ce plan, mais personne n’est prophète en son pays !
L’idée de la dose liquide consiste à monter progressivement en puissance le traitement jusqu’à trouver le seuil qui provoque une réponse de l’organisme. Raffinement suprême dans la technique homœopathique, elle permet d’adapter la puissance du traitement à votre propre sensibilité en terme de dynamisation (plus on fait des secousses plus cela active la préparation) et de quantité de substance active (en fonction du nombre de cuillers). Ainsi, la dose liquide élimine complètement la notion d’aggravation qu’on doit désormais éviter ou au pire gérer facilement. |