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Depuis l’aube de la civilisation, l’humanité a été confrontée au problème de la pilosité. Les procédés d’élimination des poils sont innombrables, depuis les pâtes à base d’argile qu’utilisaient les romains, jusqu’au sang de chauve souris appliqué par les grands mères en vue d’éviter la repousse.
Le rasage
Il permet de couper rapidement et à peu de frais tous les poils qui dépassent de la peau. On dit communément que le rasage renforce le poil, ce qui est à la fois vrai et faux.
D’une part, le poil est coupé en biseau comme la pointe d’une seringue : lors de la repousse, la surface apparaît bien plus piquante au toucher.
D’autre part, comme la racine du poil (le bulbe) n’est pas affectée par le procédé, la tige a tout le temps de se charger en pigment depuis sa base. Sur le plan esthétique, il faut renouveler fréquemment l’opération pour garder un aspect présentable, et il subsiste toujours les ponctuations foncées visibles sous la peau.
Le rasage répétitif est une véritable agression pour certaines peaux. Des éruptions se produisent alors, ainsi que des lésions inflammatoires causées par les germes en contact avec les brèches cutanées. Enfin, on assiste souvent à l’apparition de poils incarnés, qui s’infectent et produisent des folliculites, aussi douloureuses que disgracieuses (c’est la complication la plus fréquente du maillot où la pilosité est remplacée par des gros boutons rouges après le rasage).
Les procédés chimiques
Les crèmes dépilatoires et produits décolorants sont une alternative au rasage. Ils visent à dissoudre les poils qui dépassent de la peau ou à les éclaircir.
Ces produits ont pour la plupart une odeur désagréable, leur composition chimique est souvent mal supportée par la peau qui s’irrite et s’enflamme facilement.
Ce type de crème peut induire un prurit féroce. Contrairement aux idées reçues, les crèmes dépilatoires et décolorants renforcent les poils et stimulent leur repousse. Lorsqu’ils sont par bonheur bien tolérés, ces types de traitement sont une solution transitoire, mais acceptée par beaucoup.
L'arrachage
Les procédés traditionnels d’arrachage (cire, pince à épiler, épilateur électrique) présentent eux aussi de nombreux désagréments : ils sont fastidieux, douloureux, peu durables et agressent la peau. C’est une véritable épreuve de traiter des zones sensibles comme le maillot ou les aisselles. Pour obtenir un résultat esthétique, il faut les renouveler fréquemment, ce qui finit par être coûteux. Toutes celles qui ont essayé de faire des économies avec l’épilation à la cire chez elles gardent le souvenir des heures passées, et de cette substance qui colle partout...
Les effets secondaires des procédés traditionnels.
Dans tous ces modes d’épilation, les poils victimes d’un traitement barbare et agressif se renforcent : ils deviennent plus gros, plus foncés et leur racine va jusqu’à se reproduire pour donner naissance à deux ou trois poils groupés.
Les poils incarnés et les folliculites se rencontrent surtout avec les appareils d’épilation électrique, l’épilation à la cire et le rasage.
En été et sur les zones de frottement (pli du maillot, etc...), il n’est pas exceptionnel que les folliculites prennent un tour plus sérieux et s’infectent en profondeur. La sanction est alors chirurgicale et laisse une cicatrice d’un centimètre et plus.
Sans atteindre ces extrémités, celles et ceux qui ont une peau sensible observent d’année en année les nombreuses petites cicatrices qui finissent par se colorer au soleil et grêler les jambes et le maillot.
Sur le bas du visage, les zones épilées à la pince prennent le même aspect sombre, résultat de multiples micro lésions qui convergent et se pigmentent.
Seule exception : les mollets et parfois les aisselles, où les arrachages successifs finissent par affaiblir le poil qui repousse plus clair et plus fin (des chaussettes serrées produisent le même résultat).
L'épilation électrique
L’épilation électrique est un procédé déjà ancien. Avant la mise au point du laser, c’était la seule solution pour obtenir une épilation définitive.
En termes techniques, on a recours à une « électrolyse » ou à une « thermolyse » du bulbe pileux. En pratique, c’est une méthode efficace, mais douloureuse. Et pour cause, puisqu’il faut planter une aiguille à la base du poil et faire passer ensuite le courant pour électrocuter le bulbe !
En plus d’être douloureux, le procédé est lent, fastidieux et coûteux puisqu’on traite chaque poil un par un. Le principal problème tient aux complications qui ne sont pas rares : on assiste assez souvent à des brûlures laissant de vilaines cicatrices, à des troubles pigmentaires parfois sérieux ou à des infections. Le bronzage est contre-indiqué avant et après les épilations.
Enfin, lorsqu’elle est pratiquée par un non spécialiste, l’épilation électrique
est plus douloureuse, et moins efficace.
Aujourd’hui, elle est avant tout complémentaire de l’épilation laser. Elle peut encore se discuter pour les petites zones. Pour les grandes zones, elle est réservée aux cas où le laser n’est pas indiqué : poils blancs ou très clairs, duvet, poils clairsemés...
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