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Le poil est un vestige dans l’évolution des mammifères et comme toute structure primitive, elle est aussi très résistante et ne demande jamais à partir par elle-même. Les contraintes physiologiques que nous impose le poil (c'est-à-dire ses propriétés propres d’absorber l’énergie du faisceau laser et l’énergie requise pour atteindre une chaleur pouvant détruire les cellules germinales) nous dictent à leur tour les contraintes techniques de l’appareillage à employer.
A cause de ces raisons, seul un laser médical de classe IV sera susceptible de traiter la pilosité avec succès.
Règle 1 : Laser de Classe IV et traitement médical par un lasériste expérimenté, car rien ne peut ici remplacer les « heures de vol » du technicien qui doit tenir compte notamment du phototype, de la pigmentation et du diamètre du poil, des propriétés intrinsèques de la zone à traiter, du rythme de la repousse, du temps de pulse du laser, de l’énergie à délivrer (fluence), de la cadence de tir, et du refroidissement !
L’épilation laser est donc une science mais aussi un art, et même les meilleurs praticiens pourront essuyer des échecs qui stimuleront leur inventivité pour trouver un protocole mieux adapté à ces cas difficiles. Mais quel type de laser choisir ?
Règle 2 : Utiliser un laser adapté à la pilosité à traiter. Les lasers rubis ayant désormais leur place plutôt dans un musée que chez un praticien, restent en lice :
Les lasers diode : qui ont l’avantage de la portabilité et d’être peu onéreux. Cependant ils sont efficaces au début sur une pilosité de fort diamètre, puis comme leur faisceau génère moins de chaleur que le laser rubis ou alexandrite, le poil échappe rapidement au traitement.
Les lasers Nd-Yag : qui ont été mis au point aux USA pour traiter les peaux mates ou noires. Ces lasers ne permettent pas une épilation permanente, mais représentent un bon compromis pour tous les patients dont le phototype élevé ne permettrait pas autrement d’accéder à l’épilation permanente. Mieux vaut pour eux d’avoir à effectuer un traitement d’entretien une fois ou deux par an plutôt que de ne pouvoir être traité.
Les lampes flash : qui ont fait couler beaucoup d’encre, ne sont pas réellement des lasers, mais simplement de fortes lampes. Utiles dans le domaine de la réjuvénation, ces appareils ne produisent pas de bons résultats en épilation car leur puissance et leur pénétration cutanée sont très limitées, leur ergonomie médiocre et leur refroidissement quasi inexistant, ce qui génère un risque important de brûlures ou de dépigmentations définitives. De plus ces « lumières pulsées » devraient être maniées exclusivement par des mains médicales expertes, mais hélas un vide juridique permet à n’importe qui de les utiliser, ce qui est à notre sens un risque grave que l’on fait courir aux patients.
Le laser alexandrite : qui demeure la « Rolls » de l’épilation. Mais c’est un appareillage encombrant, nécessitant une installation électrique dédiée, et onéreux aussi bien à l’achat qu’en termes de coût d’exploitation de sorte que peu de médecins se lancent dans l’aventure. C’est pourtant le meilleur choix que nous conseillons vivement en termes de puissance, de polyvalence et de confort pour le patient. Ces termes riment ici avec efficacité, confort et sécurité.
Le maillon suivant de la chaîne est constitué par le système de refroidissement cutané associé à l’appareil laser. Seul un refroidissement très efficace permettra de tirer parti de la pleine puissance du laser sans risque de léser la peau.
Règle 3 : Utiliser un système de refroidissement cutané efficace. Les glaçons ou autres gels appliqués à la peau ont laissé la place à des procédés plus efficaces.
Des aspersions de spray cryogénique. Mais cette technique comporte de nombreux inconvénients : le gaz forme un dépôt sur la peau qui absorbe une bonne partie de l’énergie du laser, les pulvérisations reviennent cher et se font à un rythme lent qui ralentit à son tour le traitement laser.
Des systèmes de souffle d’air constant remportent les suffrages. Le Criojet, sans doute la meilleure machine du marché, déverse sur la peau un air glacé à -60° ! Ainsi on obtient une protection constante de la peau, avant, pendant et après le tir laser.
Enfin, le dernier point, mais non le moindre, concerne les récentes technologies s’étant développées avec les lasers alexandrite dans le domaine du système de tir au point que l’on peut désormais envisager sereinement le traitement des sujets blonds.
Règle 4 : Se faire traiter autant que possible avec un laser doté des dernières innovations.
Le choix du « temps de pulse ». Ce paramètre est l’équivalent de la boîte de vitesse pour une voiture : il permet de régler la rapidité avec laquelle l’énergie lumineuse sera délivrée. C’est un gage d’adaptabilité du laser à tous les types de patients.
Le tir intermittent permet de délivrer l’énergie par petites impulsions et de respecter encore mieux la peau tandis que le poil accumule de la chaleur.
Vous voilà désormais capable d’effectuer un choix éclairé parmi les différentes offres du marché. Comparez aussi les prix des séances en fonction des matériels qui vous sont proposés. Un matériel puissant garantira non seulement le résultat mais aussi le minimum de séances pour l’obtenir. |