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Soyons clairs dès le début: les résultats sont tout à fait remarquables à condition que l'on définisse précisement les différents cas de figure, c'est ici le rôle primordial du médecin qui doit poser l'indication et expliquer au patient les résultats qu'on peut espérer.
Quelques exemples pour vous aider.
Une femme noire ne peut prétendre au même résultat permanent qu'une méditerranéenne à la peau claire et au poil noir.
Une personne ménopausée a besoin de beaucoup moins de séances qu'une femme jeune.
Une personne hypersensible à la douleur ne nous permet pas de la traiter d'emblée avec beaucoup d'énergie, donc au total aura besoin de plus de séances que quelqu'un capable "d'endurer" plus à anesthésie égale.
Un homme présente typiquement un risque de repousse bien plus important qu'une femme du fait d'une importante stimulation hormonale.
Une personne en surpoids représente un cas difficile car du fait du capiton graisseux, les bulbes se situent à une plus grande profondeur, parfois à un niveau où l'énergie résiduelle du faisceau est trop minime pour endommager durablement les structures pilaires.
Les exemples qui précèdent ne vous donnent qu'une vague idée de la complexité de tous les cas que nous rencontrons, aussi est-il important que vous compreniez les différents facteurs permettant de prédire le résultats d'un traitement laser épilatoire.
Chez les femmes
Le schéma de traitement sera le suivant : en moyenne une première série de 6 ou 7 séances afin d’obtenir une épilation permanente sur la grande majorité des poils traités et une épilation de très longue durée sur les poils restants.
En fonction des paramètres hormonaux et de critères ethniques, cette épilation sera très satisfaisante pour beaucoup de patientes qui n’auront plus besoin de nos services. Il faudra cependant prévoir une séance de rappel en cas de repousse (toujours très limitée) au bout de 1 à 3 ans. Puis au cours des dix années suivantes, il faudra dans certains cas procéder à quelques rappels qui nous rapprocheront de plus en plus de l’épilation permanente.
Chez les hommes
Chez les hommes, la situation se complique en raison de la forte stimulation hormonale. Nombre de nos patients bénéficient d’une épilation permanente qui les satisfait depuis plusieurs années. Mais d’autres auront besoin assez régulièrement d’effectuer des séances d’entretien, un peu comme les patients à la peau foncée traités au laser Nd-Yag. Dans tous les cas, la pilosité se trouvera de plus en plus réduite, les poils devenant beaucoup plus clairsemés et fins après chaque séance.
Il sera prudent de partir sur le principe d’une série de traitements d’attaque suivis de séances de consolidation sans jamais négliger la possibilité qu’un entretien s’avère nécessaire sur la base d’un traitement tous les ans à trois ans.
Les facteurs prédictifs du résultat
Le premier paramètre que le médecin évalue avant d'envisager un traitement laser épilatoire est la coloration de la peau (le phototype).
Plus la peau sera foncée (phototype élevé), plus elle absorbera l'énergie du laser, en entraînant un risque de brûlure superficielle.
De plus, une peau mate agira ainsi comme un véritable écran qui limitera l'énergie qui parvient en profondeur au niveau du bulbe.
Peaux Mates ou Noires:
Ces patients ne peuvent pas espérer une épilation permanente. L’arrivée toute récente de nouveau lasers Nd :Yag au long pulse a beaucoup amélioré le pronostic dans leur cas.
Au terme d’un traitement d’attaque de 6 à 7 séances relativement rapprochées, il faudra compter une à deux séances d’entretien par an pour garder une peau nette. Ces séances pourront s’espacer de plus en plus avec le temps mais resteront vraisemblablement nécessaires.
Le coût modéré des séances permet de les envisager sereinement au même titre que n’importe quelle autre dépense de beauté.
Peaux claires ou peu foncées
Ces sont ces patients qui peuvent bénéficier du traitement avec le laser alexandrite. On dispose maintenant plus de vingt ans de recul avec ce type d’appareil dont la puissance n’a cessé d’augmenter, faisant reculer ainsi les limites des indications. Nous pouvons ainsi traiter en vue d’une épilation définitive même les poils blonds, pourvu qu’ils ne soient pas trop clairs ou trop fins.
Le second paramètre qui apparaît ici est donc la coloration du poil. Plus le poil contient du pigment foncé, plus il convertit un maximum de l'énergie lumineuse en chaleur. Un sujet au poil noir et à la peau claire constituait historiquement le meilleur cas à traiter en laser, mais la situation a énormément évolué maintenant. Un sujet au poil plus clair demandera à être traité avec plus d'énergie qu'une personne au poil à la coloration foncée. Mais comme leur peau est généralement plus claire, l'avantage chez eux est de ne jamais risquer de brûlure. Au final, les inconvénients et les avantages s'équilibrent très bien...
Energie lumineuse
Le troisième paramètre à intégrer est la quantité d'énergie délivrée au niveau des bulbes. En deçà d'une certaine quantité, on risque de n'obtenir qu'une épilation de longue durée. Ce n'est qu'à partir d'un certain seuil que se produiront des lésions irréversibles des bulbes responsables de la repousse, ce qui génère une épilation permanente.
Seuil de douleur
Si la quantité d'énergie apportée au niveau du bulbe est le facteur déterminant pour la réussite du traitement, les deux facteurs suivant à envisager sont le refroidissement de la peau et le seuil de tolérance à la douleur sont les deux obstacles à franchir.
Oui, même si étrangement peu de professionnels sont clairs sur la question, l'épilation laser, bien que nettement moins douloureuse qu'un arrachage à la cire ou une épilation électrique, n'en est pas moins douloureuse. Nous ne sommes pas égaux devant la douleur: certains sujets tolèrent sans sourciller de fortes énergies alors que d'autres peuvent avoir très mal malgré un dosage moyen.
C’est pourquoi nous avons énormément travaillé dans le domaine de l'antalgie pour assurer le maximum de confort aux patients tout en nous permettant de frapper le poil le plus fortement possible dès la première séance.
Nous prescrivons systématiquement une pommade anesthésiante de type EMLA dans la plupart des zones à traiter (maillot, jambes). Correctement appliquée selon nos consignes, la crème anesthésiante produit une excellente antalgie: on ne ressent plus qu'une piqûre très lointaine, non ou peu douloureuse.
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